
Valérie Damidot a fait partie de ces femmes battues
Aujourd'hui,
en France, au moins 2.000.000 de femmes sont victimes de violences
conjugale et 400 d'entre elles meurent sous les coups de leur conjoint
chaque année, soit plus d'une femme par jour !
De
tous temps, la violence des hommes envers les femmes a existé et
continue d'exister. Elle est présente autour de nous et nous le savons,
consciemment ou inconsciemment, mais alors pourquoi plus de 30% des
femmes continuent-elles d'être battues ?
En faisant semblant de
ne pas la voir, de ne pas l'entendre ou pire encore, en considérant ces
comportements masculins comme plus ou moins normaux puisque qualifiés
de « traditionnels », « possessifs », « religieux », …
Ce faisant, nous nions et cautionnons la violence de ces hommes envers leurs compagnes. « Ce qui ne se voit pas, n'existe pas ».
La violence conjugale peut avoir de nombreux visages, et il est important de savoir reconnaître les signes qui ne trompent pas.
Elle peut porter atteinte à la femme dans son intégrité physique : coups, gifles, sévices, mutilations, etc…
Elle
peut consister également en une violence verbale, qui va humilier
dénigrer et dégrader la femme. Cette forme de violence se manifeste par
des menaces, des insultes, un isolement de la femme vis-à-vis de son
entourage et peut même aller jusqu'à la séquestration.
La
violence conjugale se manifeste également sur le plan sexuel,
lorsqu'une femme est contrainte de subir des relations sexuelles avec
son conjoint alors qu'elle n'est pas consentante. Cette forme de
violence est souvent accompagnée de brutalités physiques et on se
retrouve dans un scénario de viol, qui peut même dégénérer en viols
collectifs pour humilier la femme au maximum.
Enfin, il y a la
violence dite de nature économique, où la femme est privée de moyens ou
de biens essentiels, et ce parfois même lorsque la femme a une activité
rémunérée.
Ainsi, les coups, mais également les humiliations,
les insultes répétées ou les menaces, sont des manifestations graves de
violences qui doivent vous alerter et face auxquelles l'on peut et
surtout l'on doit agir.
Il faut en parler rapidement à une personne de confiance ou s'adresser à une association spécialisée qui pourra vous aider.
Vous
êtes peut être victime de violences conjugales. Ne laissez pas les
violences s'installer, réagissez, et surtout il ne faut jamais oublier
que vous n'êtes pas seule, d'autres femmes ont vécu cela et s'en sont
sorties comme le prouve le témoignage poignant de Valérie Damidot,
l'adorable Madame D&Co de M6 dans le journal Le Parisien :
Elle
explique qu'il y a une vingtaine d'années, elle a été battue par son
compagnon. Il lui a fallu deux ans pour le quitter. « Et pourtant,
j'avais autant de caractère qu'aujourd'hui. » dit-elle, car « Les
femmes battues ne sont pas des femmes faibles ! » juste souvent
amoureuses et aveugles.
Pour Valérie, cette façade a duré près de deux années, marquées par plusieurs séjours à l'hôpital.
«
Lorsque tu es dans cette situation, tu mets beaucoup de temps à
accepter que la victime, c'est bien toi et pas l'autre », se souvient
la jeune femme. « Au début, tu te dis que c'est de ta faute, que tu as
mérité la beigne qu'il t'a donnée […] Puis un jour, c'est la gifle de
trop. Tu te rends alors compte que ta vie est en danger et tu pars. »
Son premier conseil, c'est de travailler. Il est plus difficile de s'en aller quand on dépend financièrement de son bourreau.
Son
second conseil ? Ne pas hésiter à en parler. « Il y a vingt ans,
c'était un sujet tabou. Aujourd'hui, il y a des associations où les
femmes peuvent se réfugier. »
Enfin, il ne faut jamais douter de
son bon droit. « Personne n'a le droit de vous donner ne serait-ce
qu'une simple gifle, quel que soit le motif », ajoute Valérie, qui
prouve qu'une nouvelle vie est possible. « Je suis avec un homme
merveilleux depuis huit ans. Les femmes battues doivent savoir que tous
les hommes ne sont pas comme leur compagnon. »
Où se renseigner :
Collectif et refuge pour femmes battues
9, rue de Bouvy 7100 La Louvière
24h/24: 064/21.33.03
Fax: 064/28.02.41
http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/