Tempérament de victime ?
Contrairement aux
idées reçues, la victime n'a pas un "tempérament de victime", ce n'est
pas elle qui se victimise, elle n'est pas masochiste intrinsèquement,
c'est son agresseur qui la désigne comme victime.
Elle est choisie plus
pour sa vitalité, sa générosité, son don de soi, une propension à jouer
les rédempteurs, qui veulent sauver l'autre de ses faiblesses, de son
mal : "Mon amour le guérira ?".
Une proie idéale
La proie rêvée reste
l'adulte possédant une soif d'amour et de reconnaissance, et une
confiance illimitée en l'autre. Elles voient leur agresseur à leur
égal, et au contraire de lui, ont un trop grand respect de l'autre.
Leur faculté à
pardonner malgré tout, va permettre à l'agresseur de mettre en place sa
manipulation. Il saura utiliser toutes les failles, blessures d'enfance
et faiblesses de sa victime, pour mieux la déstabiliser et asseoir son
emprise.
Le processus
Un processus en quatre phases
-
la séduction ou l'emprise.
-
l'empilement, qui
correspond à la répétition de petits actes d'agression , apparemment
anodins pris séparément mais visant la déstabilisation de la victime.
-
les fausses promesses.
-
la destruction qui s'accentue au fur et à mesure de la relation, pour atteindre un paroxysme dès réaction de la victime.
Ces quatre phases
peuvent se télescoper dans le temps ; les étapes deux et trois vont
souvent ensemble : les fausses promesses faisant croire au rachat, ou à
un changement qui n'aura jamais lieu, mais permettent de rajuster
l'emprise pour mieux poursuivre la destruction de leur victime.
C'est la fréquence et la répétition dans le temps des agressions qui rendent le processus pervers destructeur.
Leur démarche les
apparente de très près aux dirigeants de sectes, ce sont des dictateurs
en puissance, qui imposent leur tyrannie à un cercle restreint de
personnes.
Les conséquences
Les victimes sont en état de stress permanent dû à la tension occasionnée par l'effort de soumission.
Les effets seront
d'ordre psychique : fatigue intellectuelle, incapacité à réfléchir, à
formuler, nervosité, irritabilité, troubles du sommeil, perte de
confiance ; mais aussi d'ordre physique : maux de tête, maladies de
peau, troubles digestifs, des petits problèmes qui peuvent aller
jusqu'à des maladies beaucoup plus graves...
Lorsque du doute, les
victimes passent à la prise de conscience, elles se sentent flouées,
trompées, abusées, non respectées, elles perdent l'estime d'elles mêmes
et leur dignité ; elles entrent dans la culpabilité, la honte, et la
peur !
Elles se sentent mal
dans leur peau, incomprises, donc isolées, coupables de tout sans
savoir pourquoi, elles deviennent fragiles et vulnérables !
Elles ont souvent
l'impression de sombrer dans la folie, peuvent sentir leur personnalité
éclater ; la victime peut aussi retourner la violence suscitée par son bourreau contre elle même, le suicide comme fuite suprême ! |